Le texte, examiné le 17 novembre à l'Assemblée, prévoit notamment d'interdire la diffusion d'images dans lesquelles des forces de l'ordre peuvent être identifiées.
Le texte prévoit des dispositions pour protéger davantage les forces de l'ordre, en sanctionnant la diffusion de vidéos dans lesquelles policiers ou gendarmes seraient identifiables et en étendant l'usage des caméras piétons et drônes. Cette loi préfigure une société gouvernée par la peur où les citoyen·ne·s, privé·e·s du droit de porter un regard sur les agissements de la police, verraient en retour leurs corps exposés sans limite à la surveillance des forces de l’ordre.
Après avoir nié et invariablement refusé de sanctionner les violences policières, il s’agit d’en effacer toute preuve, dans la mesure où seules les images tournées par des filmeurs anonymes permettent aujourd’hui d’en témoigner.